JUILLET – L’incertitude et la volatilité s’installent sur les marchés

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JUILLET – L’incertitude et la volatilité s’installent sur les marchés 2018-07-09T17:10:18+00:00

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Remontée des taux et hausse de l’inflation

L’incertitude perdure sur les marchés financiers au mois de juin et le premier semestre de l’année se termine avec de nombreuses interrogations tant politiques que macro-économiques. Le scénario, largement partagé, d’une remontée graduelle des taux avec une hausse maitrisée de l’inflation de part et d’autre de l’Atlantique dans un contexte de croissance mondiale synchronisée, est remis en cause.

Les performances ne sont pas au rendez-vous

Les décisions unilatérales de l’administration Trump dans les domaines politique et commercial ont entamé l’optimisme qui prévalait sur la poursuite vertueuse et partagée de l’expansion économique. La mise en place de barrières douanières tantôt à l’encontre de la Chine, tantôt à l’encontre de ses partenaires commerciaux occidentaux (Canada, Union Européenne) par les États-Unis et en retour les mesures de rétorsions envisagées ont donc réduit la visibilité des intervenants sur les marchés financiers.

De plus, la montée du populisme à travers le monde et particulièrement en Europe renforce l’installation d’un climat anxiogène propice à l’attentisme plutôt qu’à l’engagement.

Clairement, les performances ne sont pas au rendez-vous sur la quasi-totalité des classes d’actifs. Seules les obligations souveraines des pays cœurs en Europe (Allemagne, France..) terminent ce semestre mouvementé en territoire positif. La progression des actifs peu rémunérateurs (l’obligation d’états allemand à 10 ans offre un rendement de seulement 0,30%) est la marque de la recherche de la sécurité par les investisseurs.

De l’autre côté du spectre, les marchés émergents ont été fortement pénalisés en raison de la remontée des taux d’intérêts américains et de la hausse du dollar. La perspective d’une guerre commerciale a accentué le mouvement pour ces pays dont les revenus proviennent pour beaucoup des exportations.

Enfin, la volatilité, atrophiée par les politiques monétaires généreuses des banques centrales sur la dernière décennie, se rappelle aux bons souvenirs des investisseurs et redevient un facteur d’appréciation dans les décisions d’investissements.

L’incertitude gagne les marchés financiers

L’incertitude a donc gagné les marchés financiers mais faut-il pour autant céder au pessimisme ?

La croissance mondiale reste ancrée sur une trajectoire positive malgré les tensions géopolitiques. Les enquêtes de confiance auprès des chefs d’entreprises sont toujours bien orientées et les résultats des entreprises sont en progression.

Le retour annoncé et progressif à des politiques monétaire moins accommodantes par les banques centrales n’est pas de nature à surprendre les investisseurs qui adapteront leurs politiques d’investissements.

La revalorisation du risque en particulier sur les marchés du crédit n’est pas, de notre point de vue, annonciateur d’une explosion d’une bulle spéculative mais plutôt la marque d’une normalisation.

Toutefois, il convient dans les prochaines semaines de rester attentif à l’évolution des risques identifiés au premier semestre.

Les conséquences sur la croissance de la guerre commerciale et la montée du populisme sont des sources de hausse de la volatilité et peuvent remettre en cause durablement la progression des marchés boursiers en général.

Sélectivité et mesure du risque sont les maîtres mots de cette seconde partie de l’année.

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